Le rendement moyen des fonds en euros s'est établi autour de 2,65 % en 2025 selon l'ACPR, après 2,60 % en 2024, 2,60 % en 2023 et 1,90 % en 2022. Ce taux est net des frais de gestion du contrat, mais brut des prélèvements sociaux de 17,2 %.
Vous allez voir comment ce taux se construit, ce qu'il reste après frais et fiscalité, et pourquoi le taux moyen du marché ne correspond presque jamais à celui de votre contrat.
Le parcours
Les étapes de cette page, dans l’ordre.
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01 Taux servi L'assureur annonce le taux de l'année, net de frais de gestion.
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02 PPB et cliquet Une partie des gains est mise en réserve pour les années difficiles.
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03 Prélèvements sociaux Les 17,2 % sont dus sur les gains, au fil de l'eau ou à la sortie.
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04 Net encaissé Reste la fiscalité de votre contrat au moment du rachat.
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Combien rapporte un fonds en euros aujourd'hui ?
Le taux moyen servi par les fonds en euros était de 2,65 % en 2025, après 2,60 % en 2024 et 1,90 % en 2022. C'est net de frais de gestion, mais brut de prélèvements sociaux.
Le rendement moyen des fonds en euros est remonté depuis 2022, porté par la hausse des taux obligataires. Ce mouvement reste pourtant loin des niveaux des années 1990, quand les fonds en euros affichaient des rendements bien plus élevés. Le taux affiché par les assureurs est net de frais de gestion, mais brut de prélèvements sociaux : ce que vous touchez réellement est donc inférieur au chiffre annoncé.
Un taux moyen de marché ne veut pas dire grand-chose pour vous : c'est le taux de votre contrat qui compte. Deux assurés peuvent détenir le même type de fonds et percevoir des rendements différents, selon les frais, l'ancienneté du contrat ou la politique de l'assureur.
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Comment se calcule le taux de rendement d'un fonds en euros ?
L'assureur encaisse les intérêts des obligations et des produits financiers du fonds, en déduit ses frais de gestion, puis décide de la part redistribuée immédiatement aux épargnants.
Chaque année, l'assureur vote le taux servi. Il regarde d'abord ce que le fonds a réellement encaissé sur ses obligations et produits financiers, en retire ses frais de gestion, puis arbitre la part qu'il redistribue tout de suite aux épargnants. Cette décision relève aussi de sa politique commerciale : il peut servir un peu plus pour rester attractif, ou garder de la marge.
Mais il ne distribue pas forcément tout. La provision pour participation aux bénéfices est la réserve où il met de côté une partie des gains, pour la rendre plus tard. Et grâce à l'effet cliquet, les intérêts déjà crédités sur votre contrat sont définitivement acquis : ils ne peuvent plus être repris les années suivantes, même si les marchés tournent mal.
Pour approfondir
Derrière votre taux servi se cache une réserve que l'assureur gère sur plusieurs années, et qui change la donne au moment où vous retirez votre argent.
PPB et effet cliquet
Pour la suiteReste à savoir ce que vous touchez vraiment, une fois ces mécanismes passés.
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Taux servi, taux net, rendement réel : comment passer de l'un à l'autre ?
Le taux affiché est net de frais de gestion mais brut de prélèvements sociaux : pour obtenir le rendement réellement encaissé, il faut retirer les 17,2 % de prélèvements sociaux, puis la fiscalité propre à votre contrat.
Le taux que l'assureur affiche pour votre fonds euros est net de frais de gestion, mais il reste brut de prélèvements sociaux. Les prélèvements sociaux s'appliquent aux gains, prélevés au fil de l'eau sur les contrats multisupports ou au moment du rachat. Pour obtenir ce que vous encaissez réellement, il faut donc retirer ces prélèvements, puis la fiscalité propre à votre contrat.
Exemple chiffré
Du taux servi au net encaissé sur un versement de 10 000 €
- Versement initial
- 10 000 €
- Frais de gestion annuels
- 0,60 %
- Taux servi (brut de prélèvements sociaux)
- 2,50 %
- Prélèvements sociaux
- 17,2 %
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Gains bruts avant frais250 €
10000 × 0,025
Le taux servi de 2,50 % s'applique au capital : 250 €.
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Frais de gestion60 €
10000 × 0,006
Les frais de 0,60 % sont déduits : 60 €.
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Gains nets de frais190 €
250 − 60
Le taux servi est déjà net de frais de gestion ; le calcul le vérifie : 190 €.
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Prélèvements sociaux32,68 €
190 × 0,172
17,2 % sur les gains nets : 32,68 €.
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Gain net encaissé157,32 €
190 − 32,68
Il reste 157,32 € pour un versement de 10 000 €.
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Fonds euros, Livret A, inflation : le rendement réel est-il encore positif ?
Avec un taux moyen de 2,65 % en 2025 et une inflation proche de 2 %, le fonds euros a retrouvé un rendement réel légèrement positif, mais les frais de gestion du contrat peuvent l'annuler.
Le Livret A, le LDDS et le LEP sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. Sur des petites sommes, un livret réglementé bat donc souvent le fonds euros en rendement net, car ce dernier subit la fiscalité du contrat et des frais de gestion. Rendement net supérieur pour les petits montants.
L'inflation érode le pouvoir d'achat : un taux légèrement supérieur à la hausse des prix ne laisse qu'un gain réel mince, que les frais du contrat peuvent annuler. Le fonds euros reste moins volatil qu'un support en unités de compte, mais son rendement est plafonné. Un fonds monétaire, lui, n'offre aucune garantie formelle du capital, alors que le fonds euros est garanti par l'assureur.
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Que cachent les taux boostés et les bonifications ?
Un taux boosté n'est pas un taux de base : il est souvent conditionné à une part minimale d'unités de compte, et retombe après la période promotionnelle.
Un taux boosté ne s'applique pas à tout votre argent : la bonification est souvent réservée aux nouveaux versements, ou conditionnée à une part minimale d'unités de compte dans le contrat. Si vous ne respectez pas la condition, le rendement revient au taux de base, souvent inférieur à la moyenne du marché. Vous croyez signer pour un rendement, vous signez en réalité pour une règle.
Cette bonification ne court que sur une durée limitée, parfois un an seulement. Passez ce délai, la bonification disparaît et seul le taux de base subsiste. D'où l'intérêt de lire un taux boosté en trois colonnes : rendement affiché, condition UC, rendement effectif. L'écart entre la première et la dernière colonne, c'est exactement ce que la bonification cache.
Pour approfondir
Un taux boosté ne se compare pas à un autre taux boosté : il se calcule, poche par poche, avant de se comparer à un contrat sans condition.
Rendement effectif d'un boost
Pour la suitePlusieurs points sont à vérifier avant de juger le rendement de votre contrat.
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Que faut-il vérifier avant de juger le rendement de votre contrat ?
Le taux moyen du marché ne dit rien de votre contrat : il faut regarder le taux réellement servi, les frais de gestion, la part en unités de compte et l'ancienneté de vos versements.
Votre contrat, lui, peut afficher des frais de gestion très éloignés de la moyenne du marché. Un même rendement brut peut donc vous laisser une somme très différente une fois ces frais déduits. Regardez le taux réellement servi, pas celui affiché en vitrine.
Un taux servi élevé peut aussi cacher une part importante en unités de compte, donc un risque que vous portez. Vérifiez aussi l'ancienneté de vos versements. Un taux global ne dit rien de votre situation personnelle.
Le taux réellement servi sur votre contrat
Il figure dans le rapport annuel, distinct du taux moyen du marché. C'est le seul chiffre qui compte pour vous.
La part en unités de compte
Le fonds euros ne représente souvent qu'une partie du contrat : le rendement global mélange fonds euros et unités de compte.
L'ancienneté des versements
La fiscalité de sortie dépend de l'âge du contrat et de la date des versements, pas seulement du taux servi.
Les conditions des bonifications
Vérifiez si le taux boosté s'applique encore, et sur quelles sommes.
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Pourquoi le taux servi peut-il baisser d'une année sur l'autre ?
Le taux servi dépend des produits financiers encaissés et de la politique commerciale de l'assureur : il peut baisser même si la PPB est encore pleine.
Les produits financiers encaissés et la politique commerciale de l'assureur déterminent le taux servi. Face à la baisse des taux obligataires, l'assureur peut puiser dans la PPB pour soutenir le taux, ou au contraire la conserver pour les années difficiles. Un contrat ancien, qui a accumulé beaucoup de PPB, résiste donc mieux qu'un contrat récent.
Mais le taux affiché ne dit pas tout. Il ne garantit pas le rendement passé, ne tient pas compte des frais du contrat, ni de la fiscalité à la sortie. Et selon les contrats, un rachat total ou une sortie du fonds peut faire perdre la garantie du capital : vérifiez vos conditions avant de retirer.
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Le capital d'un fonds euros est-il toujours garanti ?
La garantie porte sur le fonds euros lui-même : en cas de rachat total ou de sortie du fonds, la garantie ne s'applique plus.
Le capital que vous placez sur un fonds euros est garanti par l'assureur, et non par un fonds commun. Tant que votre argent reste investi sur ce support, vous ne pouvez pas perdre ce que vous y avez déposé. Mais cette garantie est attachée au fonds lui-même : si vous arbitrez vers des unités de compte, les sommes transférées basculent vers des supports dont la valeur peut baisser, et la protection disparaît pour cette part.
La garantie tient donc à la solidité financière de l'assureur, car elle n'est pas portée par l'État. Un rachat total, lui, met fin au contrat. Vous récupérez votre capital, mais vous perdez la provision pour participation aux bénéfices accumulée et l'antériorité fiscale du contrat. Autrement dit, sortir entièrement du fonds vous fait renoncer à des droits que vous auriez conservés en le laissant en place ; alors mieux vaut mesurer ce que cette sortie vous coûte avant de la décider.
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Comment savoir si votre fonds euros est bien placé ?
Comparez le taux servi de votre contrat à la moyenne du marché, puis vérifiez si la différence vient de vos frais, de votre part d'unités de compte ou de votre ancienneté.
Quand un contrat sert nettement moins que la moyenne du marché, il souffre de frais trop élevés, d'un fonds euros peu dynamique ou d'un assureur peu généreux. L'écart ne se comble pas tout seul, car ces causes sont structurelles.
Alors, avant de changer de contrat, prenez le temps de comparer les frais de gestion des deux contrats et la fiscalité de rachat. C'est ce que vous laissez sur la table, pas seulement ce que vous gagnez.
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Récupérez votre taux servi
Il figure dans le rapport annuel ou dans votre espace client.
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Évaluez la part d'unités de compte
Si votre contrat est majoritairement en UC, le fonds euros ne raconte qu'une partie de l'histoire.
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Décidez : garder, arbitrer ou changer
Un arbitrage vers un autre contrat peut être utile, mais la fiscalité de rachat s'applique.
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Votre fonds euros est-il vraiment bien placé ?
Le rendement d'un fonds euros se juge sur ce que vous encaissez réellement, pas sur le taux moyen du marché.
La moyenne de marché n'est qu'un repère : ce qui compte, c'est le taux réellement servi sur votre contrat, net de frais de gestion puis amputé des prélèvements sociaux et de la fiscalité propre à votre situation. Un contrat qui sert nettement moins que la moyenne cache souvent des frais trop élevés, un fonds peu dynamique ou un assureur peu généreux. À l'inverse, un taux boosté peut sembler flatteur mais il est conditionné et temporaire. Il retombe une fois la période promotionnelle passée.
Avant toute décision, distinguez ce qui relève de votre contrat et ce qui relève du marché : ancienneté des versements, part en unités de compte, niveau des frais. La garantie du fonds euros ne joue que tant que votre capital y reste investi : un rachat total ou une sortie du fonds la fait disparaître. Si vous envisagez de changer de contrat, comparez d'abord les frais de gestion des deux contrats et la fiscalité d'un rachat. Ces coûts peuvent annuler un gain de rendement.
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