Transmettre son épargne passe par deux chemins. De votre vivant, vous donnez de l'argent : chaque parent peut donner 100 000 € par enfant sans droits, et ce compteur se recharge tous les 15 ans. Au décès, l'assurance vie va aux bénéficiaires de la clause, avec 152 500 € d'abattement par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. Le reste (comptes, livrets, PEA) entre dans la succession.
Ce guide donne les abattements par lien de parenté, la façon de déclarer un don, les règles du prêt familial, ce que devient chaque enveloppe au décès et l'ordre des démarches. Chaque cas particulier (frère et sœur, compte joint, usufruit, don non déclaré, attestation, donation ancienne) a sa page détaillée dans ce dossier. Montants en vigueur au 4 novembre 2026.
Le parcours
Les étapes de cette page, dans l’ordre.
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01 Inventorier Lister tous ses contrats, établissements et clauses bénéficiaires.
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02 Choisir l'outil Donation, clause d'assurance vie ou prêt familial selon l'objectif.
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03 Chiffrer Comparer abattements disponibles et droits éventuels.
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04 Formaliser Acte notarié, avenant de clause ou écrit de prêt.
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05 Réviser Contrôler tous les 15 ans et à chaque changement familial.
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Donation, succession, clause bénéficiaire : trois choses différentes ?
La donation transmet de votre vivant, la succession organise la transmission au décès selon la loi, et la clause bénéficiaire est le mécanisme contractuel qui fait sortir l'assurance vie de la succession.
La donation est un acte volontaire, daté et traçable : les sommes données entrent immédiatement dans le patrimoine du bénéficiaire. La succession, elle, ne s'ouvre qu'au décès : les héritiers sont désignés par la loi ou par un testament, et l'épargne rejoint la masse à partager.
La clause bénéficiaire, elle, s'écrit dans le contrat d'assurance vie : les sommes vont aux personnes nommées, hors des règles classiques de succession.
La donation
Vous transférez des sommes de votre vivant à un proche, par don manuel ou par acte notarié. L'abattement de 100 000 € par enfant se recharge tous les 15 ans.
Le point cléGarder une trace écrite de chaque don, même manuel.
La succession
Au décès, l'épargne non transmise par contrat est partagée entre héritiers selon la loi ou le testament. Les droits dépendent du lien de parenté et des abattements applicables.
Le point cléFaire le point sur ses héritiers avec un notaire.
La clause bénéficiaire
Elle figure dans le contrat d'assurance vie et désigne qui recevra le capital au décès. C'est une désignation libre, à réviser à chaque changement de vie.
Le point cléRelire la clause tous les deux ans minimum.
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L'assurance vie est-elle le seul outil vraiment utile ?
L'assurance vie est l'outil le plus souple, mais elle ne remplace pas les autres leviers : les livrets, le PEA, l'épargne salariale et le prêt familial complètent la transmission chacun à leur manière.
Un épargnant qui n'a que des livrets et un PEA transmet par la succession, sans clause bénéficiaire possible sur ces enveloppes. L'assurance vie, elle, est le seul outil qui permet de choisir librement qui recevra le capital, hors règles successorales. Il ne faut donc pas opposer les deux : l'assurance vie est un outil de transmission souple, mais elle n'efface pas les autres leviers.
Si l'objectif est d'aider un proche sans transmettre définitivement, le prêt familial est l'alternative : pas d'acte notarié, mais un écrit signé dès 1 500 € et une déclaration fiscale (formulaire 2062) quand les prêts de l'année dépassent 5 000 €. La somme doit revenir, sinon le fisc peut y voir une donation. Les livrets, le PEA et l'épargne salariale, eux, n'ont pas de clause bénéficiaire : ils suivent la succession.
Pour la suiteReste à savoir qui, de l'héritier ou du bénéficiaire, reçoit effectivement quoi.
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Héritier ou bénéficiaire d'assurance vie : qui reçoit quoi ?
Un héritier reçoit selon les règles légales de la succession, tandis qu'un bénéficiaire d'assurance vie reçoit le capital du contrat selon la clause signée, hors succession pour l'essentiel.
La clause bénéficiaire décide, pas le lien de famille. Un bénéficiaire d'assurance vie peut être un de vos héritiers comme une personne extérieure, car c'est le contrat qui tranche, pas la loi. Si vous désignez quelqu'un qui n'est pas héritier, il reçoit le capital en dehors du partage successoral. Un enfant peut donc très bien être héritier pour le reste de votre épargne et bénéficiaire du contrat : les deux casquettes se cumulent.
L'AMF recommande d'informer vos proches de l'état de votre patrimoine, du montant de votre épargne et des noms des intermédiaires, car un contrat non identifié ne se reclame pas. Autrement dit, la clause ne suffit pas : encore faut-il que quelqu'un sache qu'elle existe.
Pour approfondir
Une clause signée à la souscription puis jamais relue peut envoyer le capital à quelqu'un d'autre que la personne voulue.
Aucune clause rédigée
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Don manuel ou donation-partage : quelle différence ?
Le don manuel est un transfert discret, sans acte notarié, tandis que la donation-partage est un acte notarié qui répartit et fige les parts entre enfants, ce qui limite les contestations futures.
Le don manuel transfère une somme d'argent ponctuelle, sans acte notarié, par virement ou chèque. Il est valable, mais il faut pouvoir le dater et le prouver : gardez le virement et, si la banque du bénéficiaire le demande, une attestation de don signée par le donateur. La donation-partage est un acte notarié : elle répartit les biens entre les enfants et fige leur valeur, ce qui limite les contestations.
Don manuel et donation-partage en un coup d'œil
| Critère | Don manuel | Donation-partage |
|---|---|---|
| Forme | Virement ou chèque, sans notaire | Acte notarié obligatoire |
| Déclaration au fisc | En ligne depuis le 1er janvier 2026, au plus tard un mois après sa révélation (ou dès le don pour profiter du don familial de 31 865 €) | Faite par le notaire avec l'acte |
| Coût | Gratuit (hors droits éventuels) | Émoluments du notaire |
| Preuve | Virements, chèques, attestation du donateur | Acte authentique conservé chez le notaire |
| Au décès | Rapportable à la succession sauf dispense, à la valeur du jour du partage | Valeurs figées au jour de l'acte |
| Révision | Facile à compléter par un autre don | Difficile à modifier ensuite |
Sources : service-public F1265 et A18707 (déclaration en ligne), F34128 (rapport civil). Le choix dépend surtout de la taille du patrimoine et du besoin d'équité entre enfants.
Pour approfondir
Un don passé refait surface des années plus tard, au moment où vous croyez disposer d'un abattement intact.
Rappel des dons passés
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Comment calculer ce qui reste sous l'abattement ?
Pour savoir ce qui reste sous l'abattement, on additionne les donations faites au même bénéficiaire depuis moins de 15 ans, puis on retranche ce total de l'abattement de son lien de parenté.
Le calcul se fait donateur par donateur et bénéficiaire par bénéficiaire. Un enfant peut donc recevoir 100 000 € de chacun de ses parents, soit 200 000 € sans droits. Pour un don d'argent, deux exonérations peuvent s'ajouter : le don familial de 31 865 € (donateur de moins de 80 ans, bénéficiaire majeur) et, jusqu'au 31 décembre 2026, 100 000 € pour financer un logement neuf ou des travaux de rénovation énergétique.
Entre frère et sœur, l'abattement tombe à 15 932 € et le barème grimpe à 35 % puis 45 % : la page donation entre frère et sœur détaille ce calcul.
Abattements sur une donation en 2026
| Bénéficiaire | Abattement par donateur, tous les 15 ans | Taux au-delà |
|---|---|---|
| Enfant | 100 000 € | 5 % jusqu'à 8 072 €, puis 10 %, 15 %, 20 % (jusqu'à 552 324 €) et jusqu'à 45 % |
| Petit-enfant | 31 865 € | 5 % à 45 % |
| Arrière-petit-enfant | 5 310 € | 5 % à 45 % |
| Époux ou partenaire de Pacs | 80 724 € | 5 % à 45 % (barème propre) |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 35 % puis 45 % au-delà de 24 430 € |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 55 % |
| Personne handicapée | 159 325 €, en plus de l'abattement de parenté | selon le lien |
| Don familial de sommes d'argent | 31 865 € en plus, si le donateur a moins de 80 ans et le bénéficiaire est majeur | — |
Source : service-public F14203 (vérifiée le 13/05/2026) et F36656 (don familial). Lu le 04/11/2026.
Exemple chiffré
Ce qu'il reste à donner à un enfant
- Abattement parent-enfant
- 100 000 €
- Donation déclarée en 2010
- 40 000 €
- Donation déclarée en 2021
- 30 000 €
- Donation déclarée en 2023
- 20 000 €
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Dons de moins de 15 ans en novembre 202650 000 €
30000 + 20000
La donation de 2010 a plus de 15 ans : elle ne compte plus.
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Abattement encore disponible50 000 €
100000 − 50000
Le parent peut encore donner 50 000 € sans droits, plus 31 865 € s'il remplit les conditions du don familial.
Pour la suiteL'assurance vie traite différemment les primes versées avant et après vos 70 ans.
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Assurance vie : quel régime pour les primes avant et après 70 ans ?
Les primes versées avant les 70 ans de l'assuré bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis d'une imposition à 20 % jusqu'à 700 000 € et à 31,25 % au-delà, tandis que les primes versées après 70 ans suivent un régime différent.
Ce n'est ni la date du décès ni la performance du contrat qui commande le régime fiscal, mais la date des versements. Les primes versées avant les 70 ans de l'assuré ouvrent au bénéficiaire un cadre spécifique : un abattement de 152 500 €, puis une imposition à 20 % jusqu'à 700 000 € et à 31,25 % au-delà.
L'abattement joue par bénéficiaire : désignez deux enfants et la franchise double. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires et contrats confondus, s'applique aux seules primes ; le reste suit les droits de succession, mais les gains du contrat sont exonérés. Le conjoint ou partenaire de Pacs bénéficiaire ne paie rien. Le détail, clause par clause, est sur notre page consacrée à l'assurance vie et la succession.
Abattement et taux
- 152 500 €abattement par bénéficiaire
- 20 %taux jusqu'à 700 000 €
- 31,25 %taux au-delà de 700 000 €
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Que devient chaque enveloppe d'épargne en cas de transmission ?
Seule l'assurance vie a une clause bénéficiaire. Comptes, livrets, PEA, compte-titres et épargne salariale entrent dans la succession et se partagent entre héritiers.
Le décès du titulaire clôture le PEA : les gains échappent à l'impôt sur le revenu mais supportent les prélèvements sociaux, et les titres ou leur valeur rejoignent la succession. Les livrets réglementés sont clôturés eux aussi. Un compte-titres ordinaire se transmet comme un bien, à sa valeur au jour du décès.
L'épargne salariale (PEE) n'a pas de bénéficiaire désigné : elle entre dans la succession. Le décès est un cas de déblocage anticipé, que les héritiers peuvent demander à tout moment ; les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux dus (service-public, F2142).
Les comptes au seul nom du défunt sont bloqués jusqu'au règlement de la succession. Un compte joint, lui, reste ouvert sauf opposition des héritiers (service-public, F1451).
Le compte joint
Au décès d'un cotitulaire, le fisc présume que chacun détient une part égale (article 753 du CGI), sauf preuve contraire. S'il a été alimenté par un seul, la question d'une donation se pose.
Le point cléVoir la page compte joint et donation déguisée.
L'usufruit du conjoint
Le conjoint survivant peut choisir l'usufruit de toute la succession quand tous les enfants sont communs. À son propre décès, l'usufruit s'éteint sans droits (article 1133 du CGI).
Le point cléVoir la page décès du second parent usufruitier.
Les livrets
Livret A, LDDS et LEP sont clôturés au décès ; le solde et les intérêts courus rejoignent la succession.
Le point cléVoir la page Livret A et LDDS au décès.
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Le prêt familial peut-il remplacer une donation ?
Le prêt familial aide un proche sans rien transmettre définitivement : la somme revient, aucun abattement n'est consommé. Il doit être écrit, remboursé et, au-delà de 5 000 €, déclaré.
Un écrit est exigé pour prouver un prêt de plus de 1 500 € (article 1359 du Code civil) : montant, durée, échéancier, intérêts ou absence d'intérêts.
Quand le total prêté dans l'année dépasse 5 000 €, le prêt se déclare avec le formulaire 2062, joint à la déclaration de revenus : par l'emprunteur, ou par le prêteur si l'emprunteur ne le fait pas (service-public, F1059). Si l'argent ne revient jamais, l'administration peut requalifier le prêt en donation et réclamer les droits. La page déclaration d'un prêt familial sans intérêt donne le modèle de contrat.
Un écrit signé
Un contrat daté, signé par les deux parties, avec le montant, le taux (ou l'absence d'intérêts), la durée et l'échéancier. Il est exigé au-delà de 1 500 €.
Le point cléUn exemplaire pour chacun ; l'enregistrement (125 €) lui donne une date certaine.
Des remboursements réels
Chaque remboursement doit apparaître sur un compte bancaire. Un prêt jamais remboursé peut être requalifié en donation, avec le rappel fiscal correspondant.
Le point cléProgrammer des virements réguliers et les conserver.
Un plafond de donation préservé
Le prêt ne consomme pas l'abattement de 100 000 € par enfant : vous pourrez donner plus tard en utilisant votre plafond intact.
Le point cléTenir un tableau de suivi des prêts consentis et des dons déjà faits.
Pour la suiteUne transmission déjà engagée peut être fragilisée par des erreurs.
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Quelles erreurs éviter avant de transmettre ?
Trois erreurs reviennent : croire qu'un don manuel non déclaré finit par être oublié, laisser une clause bénéficiaire dépassée, et compter sur une désignation de bénéficiaire pour l'épargne salariale.
Un don manuel non déclaré n'a pas de date pour le fisc : il est taxé le jour où il est révélé, souvent à la succession, et ne sort jamais des 15 ans. Une clause jamais relue peut envoyer le capital à une personne que vous ne souhaitez plus gratifier. Enfin, l'épargne salariale n'a pas de clause : elle suit la succession.
Pour éviter ces écueils, tenez un inventaire écrit de vos contrats, comptes et dons, et dites à vos proches où il se trouve.
Déclarer chaque don d'argent
Déclarez le don en ligne sur impots.gouv.fr. C'est obligatoire dans le mois qui suit le don pour le don familial de 31 865 €, et dans le mois de sa révélation pour un don manuel. La déclaration date le don et fait courir les 15 ans.
Relire la clause bénéficiaire
Vérifiez que la personne nommée est toujours celle que vous voulez gratifier, et mettez à jour après un mariage, un divorce ou un décès.
Inventorier toutes les enveloppes
Listez vos contrats, banques, établissements et bénéficiaires désignés. Cette liste est ce qui permet à vos proches de retrouver votre épargne.
Vérifier l'épargne salariale
Le PEE n'a pas de clause bénéficiaire : il entre dans la succession. Les héritiers devront demander le déblocage.
Chiffrer avant de décider
Comparez l'abattement restant et le montant à transmettre avant de signer un acte, pour éviter de payer des droits inutilement.
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Que faire concrètement, et dans quel ordre ?
La préparation se fait en cinq étapes : inventorier, informer, vérifier les clauses, consulter un notaire, puis réviser périodiquement.
Tout commence par un inventaire écrit : sans ce document, ni vous ni vos proches ne savez ce qui existe, et les contrats oubliés restent introuvables. Listez donc vos comptes, vos contrats et vos bénéficiaires, puis informez vos proches de l'existence de cette liste et de l'endroit où elle se trouve. Consultez un notaire dès qu'un bien immobilier, une donation-partage ou des enfants de lits différents entrent en jeu : ces situations demandent un arbitrage, pas une simple formalité.
Préparez tôt, puis révisez régulièrement : vos contrats, vos bénéficiaires et vos proches changent, et une liste figée pendant des années perd sa valeur.
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Inventorier
Listez tous vos contrats, banques et établissements, avec les montants approximatifs. Un document unique, conservé à un endroit connu.
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Informer ses proches
Indiquez à vos héritiers ou bénéficiaires l'existence de l'épargne et le nom des intermédiaires à contacter : c'est la recommandation de l'AMF.
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Vérifier les clauses bénéficiaires
Relisez chaque clause d'assurance vie. Datez la relecture pour suivre vos mises à jour.
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Chiffrer et décider
Calculez l'abattement restant, comparez donation, prêt familial ou clause bénéficiaire selon votre objectif, puis fixez le montant à transmettre.
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Formaliser
Pour de l'argent, un virement et une déclaration en ligne suffisent ; passez chez le notaire pour une donation-partage ou un montage complexe. Gardez une trace de tout.
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Réviser tous les 15 ans
Notez un rappel dans votre agenda : l'abattement se recharge don après don, et les règles fiscales peuvent évoluer entre-temps.
Pour approfondir
Plusieurs règles dépendent d'un âge ou d'une date : les rater coûte un abattement.
Préparer par étapes
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Comment transmettre votre épargne sans laisser de mauvaises surprises ?
Transmettre son épargne, c'est combiner trois outils : la donation de son vivant, la clause bénéficiaire de l'assurance vie et, pour aider sans donner, le prêt familial.
Les chiffres à retenir : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, 31 865 € de plus pour un don familial d'argent, 152 500 € par bénéficiaire pour l'assurance vie alimentée avant 70 ans. Déclarez vos dons en ligne, écrivez vos prêts et relisez vos clauses.
Un notaire devient utile dès qu'il y a une donation-partage, des enfants de plusieurs unions ou un démembrement. Pour un bien immobilier, la donation passe obligatoirement chez lui.
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